Comment aider mon enfant à bien dormir ?

Eh oui, notre sommeil d’adulte, quand on devient parent, peut être très perturbé ! Entre les nuits entrecoupées des tétées de bébé, certains stress liés à la charge mentale qui augmente, et par la suite (peut-être) la gestion des troubles du sommeil de l’enfant ! Bref, une période de vie pendant laquelle on est à l’affut de tout bon conseil pour aider notre enfant à « faire ses nuits » (dans son intérêt, et dans le nôtre aussi 😉 )

Le sommeil est vital à tout âge. Mais pendant l’enfance, il est indispensable à une croissance harmonieuse et au développement du cerveau. Heureusement pour les parents, dès 3 mois environ, le sommeil très fractionné du nouveau-né va évoluer et devrait suivre le rythme jour/nuit (avec des siestes) vers l’âge de 9 mois. Dans les grandes lignes, voici ce qui l’aidera à caller ce nouveau rythme :

👶  L’interaction avec ses parents,

🌜 🌞  L’alternance lumière / obscurité,

🍼  Les heures des biberons,

🛏️  Les heures des couchers.

Idéalement, le tout-petit doit dormir dans une ambiance calme, à des heures régulières (coucher/lever) et surtout avoir des contacts affectueux ! Ce sont les conditions qui permettront la mise en place d’un bon rythme veille/sommeil, et d’une bonne qualité de sommeil.

La durée de repos (nuit + siestes) diminue beaucoup au fur et à mesure des mois qui passent pour bébé : de 16h à sa naissance, à 12/13h en moyenne à 18 mois. Il est donc indispensable d’être à l’écoute des besoins de son tout-petit et de respecter son rythme car tous les enfants sont différents.

C’est à partir de 6 ans que le sommeil commence à prendre sa forme définitive. Les périodes entre chaque cycle de sommeil réveillent de moins en moins l’enfant pendant la nuit. Le sommeil paradoxal, qui participait à la maturation du système nerveux, diminue au profit du sommeil lent profond. Mais il reste quand même important pour l’apprentissage et la mémorisation.

         Les troubles du sommeil des enfants sont principalement : les difficultés d’endormissement (et donc de ré-endormissement quand il y a réveil nocturne), le somnambulisme (environ 10 à 15% des 8-12 ans !), les terreurs nocturnes, le bruxisme (grincement des dents) et l’énurésie (le pipi au lit après 5 ans).

         Dans cet article, je vous donne quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté pour que votre (vos) enfant(s) glisse(nt) facilement dans les bras de Morphée, mais il est très important de parler à votre médecin (ou pédiatre) des problèmes de sommeil qu’il(s) rencontre(nt) ! Surtout qu’il pourrait s’agir de troubles sévères et qu’il faut les traiter (type apnée du sommeil).

Ambady Kolazhikkaran

1 - Le rôle de chacun

Tout d’abord, il est essentiel de comprendre que le rôle du parent dans le sommeil de l’enfant est principalement de lui créer un environnement propice : une chambre aérée et fraîche, décorée aux goûts de l’enfant, des horaires réguliers de coucher et de lever et surtout un temps de sommeil suffisant pour son besoin.

Mais sachez que ce n’est pas au parent d’endormir son enfant ! L’enfant doit apprendre à s’endormir seul ! Il va créer son petit rituel d’endormissement qu’il pourra réutiliser n’importe quand (même lors d’un réveil nocturne), et n’importe où (même quand il dort chez papi/mamie). D’où l’importance de laisser son enfant, dès ses premiers mois, chercher son sommeil seul dans son lit (avec Doudou et Tétine, évidemment !).

2 - Du plaisir !

L’attitude du parent autour du coucher peut vraiment aider l’enfant à apprécier d’aller au dodo. L’accompagner avec le sourire, voire le faire rire un peu avant… Et au réveil, c’est pareil : le sourire et un bonjour enjoué, même quand la nuit a été compliquée !

3 - De la régularité

Pour les tout-petits, c’est très important : l’heure du coucher, du lever, des repas, des siestes doivent être le plus régulier possible. C’est ce qui crée des rituels, qui respecte leur rythme et devient donc reposant !

4 - De la sécurité

Le parent est le gardien de la sécurité pour l’enfant : pour se détendre, il a besoin de calme et de sérénité. La phrase magique au moment de la séparation : « Je suis là, tu n’as rien à craindre. Bonne nuit et à demain ! »

5 - Un rituel

Je vous conseille de choisir des activités plus calmes en soirée, d’adopter des repas plutôt légers le soir et assez tôt pour que la digestion n’empêche pas l’endormissement, et de surveiller les signes de fatigue de l’enfant (il baille, il se frotte les yeux, il cherche son doudou… = direction dodo !).

Juste avant le coucher, prévoir un temps de qualité avec l’enfant : lire une histoire, discuter, rassurer… Et pourquoi pas, dès 5/6 ans, un petit temps de respiration/relaxation pour l’aider à lâcher-prise. Le bain en fin de journée peut aussi éviter les difficultés d’endormissement.

S’il a peur du noir, opter pour une veilleuse douce de couleur plutôt orangée car elle est moins susceptible de modifier son rythme circadien, et qu’elle soit équipée d’un timer qui l’arrête après un certain temps…

6 - De bonnes journée (ça compte aussi !)

Sortir, bien manger, bouger, participer à la vie de la maison, se sentir utile… Bref, vivre dans la bonne humeur et être valorisé dans ses apprentissages peut vraiment permettre à l’enfant d’apprécier, le soir venu, « le repos du guerrier » !

7 - A éviter...

Je ne vais sans doute pas vous apprendre grand-chose ici, mais je préfère quand même faire un petit tour de ce qu’il faut limiter un maximum dans le quotidien de nos chers bambins :

🍭 🍩 🍧 Les bonbons et sucreries en tout genre (OK pour les anniversaires, mais s’il vous plaît : pas tous les jours, c’est trop excitant !)

🥤 🧃 Les boissons sucrées (et je ne parle pas uniquement des sodas ! Les jus de fruits sont aussi impactant sur l’organisme qu’un Coca, car ils n’ont plus les fibres des fruits qui permettent au sucre d’être assimilé différemment…)

🎮 🕹️ Les jeux vidéo sont à limiter un maximum en termes de durée d’utilisation, de jour et heure dans la semaine, et évidemment à commencer le plus tard possible dans la vie de l’enfant.

📱 📺 💻 🖥️ De façon générale, tous les écrans sont à éviter en fin de journée pour ne pas détériorer la qualité du sommeil à cause des lumières artificielles.

Dominika Roseclay

Voici donc mes 7 conseils généraux autour de ce vaste sujet qu’est le sommeil de l’enfant. N’oubliez pas que si votre enfant souffre d’un trouble du sommeil installé depuis longtemps, ce n’est pas en testant ces quelques astuces pendant une semaine que vous obtiendrez des résultats…

Vérifiez toujours auprès du médecin généraliste s’il ne se cache pas une maladie à traiter, puis osez vous faire aider ! Car quand on a la « tête dans le guidon », on a souvent du mal à faire la part des choses et à se sortir d’une situation qui pourrait pourtant n’être qu’un mauvais passage…

Donc pour avoir d’autres conseils personnalisés à votre enfant, parlons-en au cabinet ou à distance : appelez-moi !

Sandra

La conseillère en naturopathie est soumise au secret professionnel et à la confidentialité. Paiement en espèces ou par chèque.
La naturopathie est complémentaire de la médecine conventionnelle, je ne pose pas de diagnostic médical et n’interviens pas sur un traitement en cours. Les massages que je prodigue ne comportent aucun caractère médical / thérapeutique ou érotiques.
Certaines mutuelles prennent en charge les médecines douces : renseignez-vous auprès de votre organisme. Les séances ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale.

Rendez-vous en cabinet à Tournefeuille (31170) ou à votre domicile sur Colomiers (31770) et aux alentours.

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